LE CONTRASTE INTERCULTUREL
LE CONTRASTE INTERCULTUREL
LAURA GARCÍA ÁLVAREZ
PROFESSEUR : CHARLES MARTÍNEZ
MATIÈRE : LANGUE FRANÇAISE III
INDEX
1. INTRODUCTION
2. DIVERSITÉ CULTURELLE
3. LE CHOC CULTUREL
3.1 France vs Espagne
3.2 Comment se mettre à table ?
3.3 Rapports avec les œuvres : le contact de langues
4. CONCLUSION
5. RÉFÉRENCES
1. INTRODUCTION
Ce qui nous caractérise est notre culture. Elle est l’essence de nos vies, mais aussi le motif de nos disputes. Pourquoi est-ce que la société n’accepte pas les différences multiculturelles et veut-elle les réduire ? Dans ce travail, nous tenterons d’analyser la situation multiculturelle actuelle en faisant référence à différentes œuvres emblématiques. Il est primordial de connaître la culture pour avoir une vision générale du monde et devenir une personne critique.
Sans quoi vous ne pourriez pas vivre ? Il m’est demandé. Il était difficile de répondre. L’écriture, la lecture, les langues, les livres, les podcasts et ainsi de suite. Finalement, j’ai essayé de chercher quelque chose qui englobe tous les cinq aspects de la vie et j’ai dit : le multiculturalisme et la littérature. La partie enthousiasmante de la vie est la diversité. C’est pour cela que je ne pourrais pas penser à vivre sans être capable de découvrir de nouvelles cultures, de connaître des gens grâce à parler des langues, de partager des expériences culturelles et les comparer ; tout simplement, de vivre en harmonie avec le monde de la langue et littérature. Pour cette raison, dans ce travail nous allons aborder différents aspects concernant le contraste interculturel.
2. DIVERSITÉ CULTURELLE
Le premier sujet sur lequel nous allons mettre l’accent est la magie d’apprendre une langue. Mais, vous penserez… qu’est-ce que la linguistique a à voir avec la culture ?
Beaucoup de gens pensent qu’il est suffisant d’étudier la grammaire, le lexique, la prononciation et l’orthographe pour parler une langue et ils ne s’intéressent pas aux mœurs de son histoire et sa culture. Cependant, la réalité est très différente… il est indispensable de connaître le mode de vie, les traditions et le passé de cette société (pays, zone, group de gent, etc.) pour savoir comment se communiquer.
IDIOSYNCRASIE
Idiosyncrasie est un mot qu’une professeure m’a appris pendant mes études au lycée. Il est un mot qui, au début, a attisé ma curiosité et, à la fin, il est devenu un de mes mots préférés, jusqu’au point de l’utiliser dans tous mes écrits. C’est pour cela qu’il me semble capital de le mentionner. Il est la base de ce travail.
Le dictionnaire Larousse le décrit de cette façon :
Idiosyncrasie (nom féminin)
(grec idiosugkrasia, tempérament particulier)
· 1. Manière d'être particulière à chaque individu qui l'amène à avoir tel type de réaction, de comportement qui lui est propre.[1]
En effet, je dirais que comprendre ce terme et l’analyser est fondamental pour accepter la diversité culturelle et aimer les différences (l’idiosyncrasie de chaque pays).
3. LE CHOC CULTUREL
3.1 France vs Espagne
Le choc culturel est un fait qui dérange et inquiète à la plupart des gens, puisqu’il provoque une désorientation créée par le changement d’ambiance d’environnement. Le podcast du professeur d’anglais Luke Thompson[2] nous donne cette perspective du choc culturel :
You might feel different emotions that are stranger than usual. It could manifest in the body. Often people will experience a sense of being tired and you don’t realize that might be a way that culture shock is manifesting. It is about adapting to change (behavior, values, educational system, cultural things, etc.)
[Tu peux ressentir de différentes émotions qui sont plus étranges que d’habitude. Cela peut se manifester dans le corps. Souvent, les gens éprouvent un sentiment de fatigue et ils ne se rendent pas compte que, peut-être, il s’agit d'une manifestation du choc culturel. Il s'agit de s'adapter au changement (comportement, valeurs, système éducatif, éléments culturels, etc.)]
Néanmoins, ce choc peut avoir des atouts ; l’individu peut devenir plus critique et mature en s’épanouissant et en s’enrichissant. Comme s’explique dans le dossier de CAPRES (Consortium d’Animation sur la Persévérance et la Réussite en Enseignement Supérieur) :
Le Guide d’adaptation interculturelle de l’Université de Moncton (2012) soutient que le choc culturel ne doit pas nécessairement être envisagé comme une expérience négative et malheureuse ; elle peut constituer une belle occasion de s’épanouir et de prendre conscience de la diversité des modèles culturels (p. 13).
Nous allons faire référence à mes expériences à l’étranger pour illustrer le concept du choc culturel. Tout d’abord, la vie quotidienne des individus de chaque pays est très différente et nous pouvons voir cela en pensant aux horaires. L’heure du dîner pour les Français est l’heure du « snack » pour les espagnols (merienda), contrairement aux français, qui, selon le podcast « Frenchy Stories », [3]« Une autre habitude qu’on a est d’éviter de grignoter entre les repas et surtout de ne pas abuser de la nourriture ». En plus, pour les jeunes, la perception de « fête » change… En Espagne, il est commun de sortir dans une discothèque (de manière familière, de sortir en boîte), tandis qu’en France il est plus commun de faire la fête chez quelqu’un. En outre, le reggaeton est la musique que nous écoutons dans les pubs d’Espagne, alors qu’en France la musique est musique internationale (généralement, des chansons en anglais) ou rap. Un autre aspect par rapport à la fête est la manière de danser, très exagérée en Espagne et plus calmé en France.
D’un autre côté, la personnalité change aussi la façon de se communiquer entre inconnus, car en Espagne il est normal de s’adresser à quelqu’un affectueusement (cariño, mi amor…) et de tutoyer (même les professeurs), une chose impensable pour la France (la proximité). Cela explique aussi le fait que nous, Espagnols, sommes plus directs pour dire la vérité et la réalité, de la même manière que nous parlons très ouvertement des thèmes qui sont tabous en France, comme l’argent.
De surcroît, la série qui représente le plus les différences culturelles est « Emily in Paris », série très critiquée par les français à cause de la quantité de clichés qui les concernent. Malgré cela, cette série révèle le contraste entre la culture anglaise et française (un exemple pourrait être les habitudes alimentaires et la gastronomie).
3.2 Comment se mettre à table ?
Il est curieux comme le protocole dans les repas varie autant d’un pays à l’autre. Nous pouvons nommer des facteurs comme les horaires qui correspondent à chaque repas (l’après-midi, soir…), la manière de manger (avec les mains, avec des couverts ou avec des baguettes), le répertoire alimentaire et le temps de préparation (le fast-food, du surgelé, des plats préparés...). En fait, nous avons de différentes perspectives des aliments selon le contexte social et culturel (par exemple, manger de différents types de viande). Pour l’expliquer plus clairement, nous allons montrer cette curiosité avec des exemples, notamment du Canada et Philippines.
À mon avis, le Canada est l’exemple parfait pour expliquer le multiculturalisme, car le pays est composé par des gens de diverses cultures.
Vu comme fait de société, le multiculturalisme désigne la cohabitation de personnes de diverses origines raciales et ethniques. Sur le plan idéologique, le multiculturalisme recouvre un ensemble relativement cohérent d'idées et d'idéaux qui sont liés à la célébration de la diversité culturelle du Canada.[4]
D’après mon expérience personnelle, le Canada est le meilleur lieu pour apprendre un petit peu de chaque culture. J’ai été dans une famille d’accueil chinoise et cela m’a donné l’opportunité de découvrir sa manière de vivre. Un clair exemple qui reflète cela est le protocole dans le repas, dont nous avions parlé. J’ai découvert divers aspects : manger avec des baguettes, partager de grandes assiettes entre tous au lieu d’avoir un plat individuel pour chacun et faire du bruit en mangeant. Cette dernière caractéristique, en Espagne est un manque du respect, alors que dans certaines régions cela signifie que tu veux montrer à la personne qui a cuisiné que tu as beaucoup aimé, c’est un signe de remerciement.[5]
Par ailleurs, pour couronner le tout, une de mes amies nous avait raconté que sa famille d’accueil mangeait avec les mains, sans couverts. C’est le cas de Philippines. En effet, Selon l’article de Freddie Mata paru dans Radio- Canada, manger avec les mains est une tradition qui a pour objectif de créer une ambiance de familiarité pour les Philippins.
Le continent africain, l'Océanie, l’Asie centrale, les Caraïbes et la Bolivie font partie des régions du monde avec un nombre important de personnes qui mangent avec les mains, indique Alain Girard, Professeur-chercheur au GastronomiQc Lab, ITHQ-Université Laval.
En plus, cet article nous apprend qu’il y a des restaurants à Toronto d’origine éthiopien, afro-caribéen et philippin qui offrent la possibilité de manger avec les mains. C’est une manière de faire voir à la société qu’il y a de différentes cultures avec différentes traditions.
En définitive, voyager est une manière d’obtenir une conception plus concrète du monde et apprendre d’autres personnes. Cependant, nous devons savoir que la modestie est indispensable pour la société. Il est de grande envergure que nous sachions comment est-ce que nous devons interagir avec les personnes d’un autre pays, car le respect est un aspect dont nous devons tenir compte quand nous allons étudier une langue et sa culture. Cela répond à la question « Comment est-ce que je vois le monde et qu’est-ce qu’il me déçoit ? ». En effet, actuellement, il y a plein de problèmes sur lesquels nous devons mettre l’accent. Il faut que nous coopérions pourque tout le monde soit respecté.
3.3 Rapports avec les œuvres : le contact des langues
Le multiculturalisme implique convivialité, respecte et enrichissement réciproque et il est relié au contact entre les différents langues et cultures. C’est pour cela que dans les situations du contacte de langues il n’est pas possible l’équiparation des deux langues, car il y en a une qui prédomine, et même, la substitue. Comme ce qui arrivait avec les langues préromaines, c’est-à-dire, le latin qui avait substitué les langues qu’il y avait en Europe avant de l’invasion romaine.
Cela dépend du pays qu’il y ait une perméabilité à l’acceptation de la multiculturalité. Ainsi, Hagège se prononce dans le livre Combat pour le Français :
« C’est la France qui a lancé, et qui est parvenue à accréditer auprès des autres pays européens, le combat pour la diversité culturelle. Mais la situation évolue très vite et il est indispensable de s’adapter » (p. 133).
En effet, l’auteur considère que le processus est très rapide et l’adaptation dépende de l’attitude et de la conscience de « la nécessite d’utiliser la langue de l’acheteur a lieu de l’anglais » (op. cit. p. 136). Les entreprises qui opèrent dans un pays doivent connaître la langue parfaitement pour arriver à vendre ses produits, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont le droit de dénigrer la langue ou d’utiliser une autre langue. C’est une question de respect.
4. CONCLUSION
Il n’existe pas une langue qui soit meilleur ou supérieur à une autre. Il n’y a pas une langue utile ou inutile. Toutes les langues ont la même valeur et cela dépend des facteurs extralinguistiques que l’on considère une langue d’une manière ou d’une autre. Le livre du linguiste Claude Hagège considère que les langues ne doivent pas être confrontées même s’il y a un combat constant entre l’utilisation de la diversité. Une langue est plus qu’un code de signes : la langue est la manifestation de l’idiosyncrasie d’une manière de penser, de sentir ou d’imaginer.
La soumission d’une langue à une autre, par exemple, le français face à l’anglais, signifie la supplantation d’une manière d’être et la substitution de toute une culture. Claude Hagège fait comprendre que le combat n’est pas encore perdu et il faut conserver les mœurs et les caractéristiques différenciais d’une langue. De plus, la diversité culturelle est un sujet de grande envergure qui fait partie de nos vies et sur lequel nous devons réfléchir pour avoir une vision plus critique du monde. Pour cela, il faut préserver les mœurs et être curieux pour découvrir les secrets des langues.
5. RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIE
Hagège, Claude (2006). Combat pour le Français. Paris. Odile Jacob.
FLIMOGRAPHIE
Emily in Paris (dir. Darren Star, 2020, États-Unis)
WEBOGRAPHIE
Brosseau, Laurence et Dewing, Michael. (15/09/2009) « Le multiculturalisme canadien». Bibliothèque du Parlement du Canada. Disponible sur : https://lop.parl.ca/sites/PublicWebsite/default/fr_CA/ResearchPublications/200920E (consulté le 12/11/2022).
Consortium d’Animation sur la Persévérance et la Réussite en Enseignement Supérieur (CAPRES), (2019). Étudiants internationaux en enseignement supérieur. « Choc culturel, de quoi parle-t-on». Disponible sur : http://www.capres.ca/dossiers/etudiants-internationaux. (Consulté le 19/11/2022).
Encyclopédie Larousse : https://www.larousse.fr
García Sáenz, Marina (27/03/2019). « El mito de la grosería china », La Vanguardia. Disponible sur : https://www.lavanguardia.com/participacion/lectores-corresponsales/20190327/461168430548/educacion-mito-groseria-china-diferencias-culturales.html (consulté le 19/11/2022).
Mata, Freddy (2/02/2020). « Pourquoi des Canadiens mangent-ils avec leurs mains ? », Radio- Canada. Disponible sur : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1495318/manger-mains-fourchette-cuillere-couverts-cote-ivoire-kamayan-philippines (consulté le 19/11/2022).
PODCAST
Les bonnes habitudes des Français. Learn French with Frenchy Stories, Spotify. Disponible sur : https://open.spotify.com/show/3MzVwF0PWUs4kXRMbe35uT
Understanding Culture Shock. Luke’s English Podcast, Spotify. Disponible sur : https://teacherluke.co.uk (consulté le 25/11/2003).
[1] Encyclopédie Larousse : https://www.larousse.fr
[2] Luke’s English Podcast, Spotify. “Understanding Culture Shock” (13:10).
[3] Learn French with Frenchy Stories, Spotify. “Les bones habitudes des français” (00:38).
[4] Laurence Brosseau et Michael Dewing. (2018). Bibliothèque du Parlement du Canada. « Le multiculturalisme canadien ».
[5] Pour étayer cette idée, on peut consulter l’article de Marina García Sáenz (La Vanguardia, 27/03/2019), où l’auteur explique ce phénomène. La fin de l’article est révélateur : « No son groseros, simplemente, hacen las cosas de manera diferente » [Ils ne sont pas impolis, ils font juste les choses différemment].

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